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	<title>MINISTERE PRIERE CAMEROUN &#187; Prier pour les régions du Cameroun</title>
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		<title>ANALYSE PAR RÉGION ET PAR GROUPES CULTURELS</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 17:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour les régions du Cameroun]]></category>

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		<description><![CDATA[ANALYSE PAR GROUPES CULTURELS 1) LE GRAND OUEST a) LES TIKAR Les tikar sont issus des Mboum. A l’origine, une princesse Mboum, exclue du pouvoir par ses frères, est partie avec ses sujets. Ces sujets lui ont dit pour la défier, &#171;&#160;Tikale&#160;&#187; (va–t–en). Elle est l’ancêtre des Tikar, des Bamoun, Banso, Bafia et Bamiléké. Selon ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><span style="text-decoration: underline;">ANALYSE PAR GROUPES CULTURELS</span></h2>
<h3><a name="_Toc65993399"></a><a name="_Toc65902973"></a>1) LE GRAND OUEST<a name="_Toc61079292"></a></h3>
<h3><a name="_Toc61079105"></a><a name="_Toc65993400"></a>a) LES TIKAR</h3>
<p>Les tikar sont issus des Mboum. A l’origine, une princesse Mboum, exclue du pouvoir par ses frères, est partie avec ses sujets. Ces sujets lui ont dit pour la défier, &laquo;&nbsp;Tikale&nbsp;&raquo; (va–t–en). Elle est l’ancêtre des Tikar, des Bamoun, Banso, Bafia et Bamiléké.</p>
<p>Selon leur tradition, les Tikar sont venus de Tibati, Banyo, Ndobo et Kimi (Bankim). Certains historiens pensent qu’ils viendraient de Ngaoundéré ou peut-être du Bornou.</p>
<p><a name="_Toc61079293"></a><a name="_Toc61079106"></a>Implantation originelle : le Mbam</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les migrations</span> : probablement à partir du XVIII<sup>e</sup>s, les Tikar descendent vers le Sud et l’Ouest par petits groupes. Avec l’invasion des Foulbé au XIX<sup>e</sup>s, ils atteignent la région de Bamenda. L’un des groupes Tikar les plus importants est celui de Gambé. Ce groupe résista victorieusement aux Foulbé de Tibati jusqu’à l’arrivée des Allemands.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">La période allemande :</span> l’expansion allemande est accomplie grâce au Dr Eugen Zintgraff qui arrive au Bali en janvier 1889. Il fut accueilli chaleureusement par le Chef de Bali   Galega 1. Voici comment il décrit le pouvoir du Chef : « le pouvoir du Chef (Galega) sur son peuple est illimité. La résistance ouverte à son autorité est nulle ; je vis plus d’une fois le vieux roi viser sa lance sur le dos courbé d’un sous-chef en retard ».</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Culture</span> :  les Tikar reconnaissent l’autorité absolue d’un roi, le Fon. Le roi est polygame. Sa mère est un personnage  important qui a une influence très grande. L’ordre et la sécurité sont assurés par les associations.</p>
<h4><a name="_Toc61079294"></a><a name="_Toc61079107"></a><a name="_Toc65993401"></a>b) LES BAMILEKE</h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Origine</span> : probablement du Haut Mbam du pays Tikar. A partir de XVIII<sup>e</sup>s peut-être sous la pression des Foulbé, ils migrent vers le Sud.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Première étape :</span> Les groupes Bamiléké occupent l’actuel pays Bamoun et fondent les villages Nkounpit (groupe Bapi),  Folepon (groupe Baleng) et Kouden (groupe Bandeng).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Deuxième vague</span> : Les Bamiléké franchissent le Noun et occupent les hauts plateaux de l’actuel pays Bamiléké. Cinq vagues successives peuvent être identifiées :</p>
<ul>
<li>migration des Baleng, Bandeng, Bapit et Bafoussam. Certains pensent que ce sont les Baleng qui fondent Bandjoun, Bankassa et Balengou ;</li>
<li>migration des Bagan, Bamendou et Bansoa. Les gens de Baham et Bangou fondent Bamengou et Bazou ;</li>
<li>migration du groupe des Bati. Le groupe Béti, après avoir traversé le Noun à Bangangfondi, est repoussé par Bandjoun et erre longtemps à travers les chefferies Bafoussam, Baleng, Bamenkombo, Bafounda, Batcham avant de trouver son domaine définitif.</li>
<li>migration de Bafamgwa resté obscure. Ils fondent Bangwa et Batoufam ;</li>
<li>migration des bamougoum, venus de Bandumgia. Les Bangam sont venus de fondjomekwet, alors que les Bandenkop sont venus de Fotouni.</li>
</ul>
<p><a name="_Toc61079295"></a><a name="_Toc61079108"></a>Etablissement des groupes</p>
<p>A la fuite des guerres, certaines chefferies prirent beaucoup plus d’importance. la chefferie de Bandjoun étendit son autorité sur celles de Bangamfokam, Bandrefam, Batoufam, Bayangam, Bahouam, Bapa, Bandenkop.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Rivalités entre Bamiléké et Bamoun</span> :  Les  Bamiléké eurent aussi à se défendre contre les Bamoun dont les cavaliers venaient piller leurs chefferies.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Culture</span> :</p>
<ul>
<li>Chef : FO ou FON. Personnage politique et religieux, son autorité s’étend sur tout.</li>
<li>La reine-mère (MAFO) : grande influence dans le royaume.</li>
<li>Le successeur du chef est un des enfants mâles, désigné par le chef après sa mort.</li>
<li>Les notables : le conseil des neuf. Ils reçoivent la désignation du successeur au trône après avoir prêté serment de garder le secret jusqu’à la mort du chef.</li>
</ul>
<p>Le titre de notable est héréditaire. La classe des notables comprend les sous-chefs (FONTE), les frères du chef (WAMBO), les fils du chef (SAB), les serviteurs auxquels le chef accorde certains privilèges (NDAMBU).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les serviteurs </span>:</p>
<ul>
<li>Les tchinda (attachés au service de la chefferie) ;</li>
<li>Les Wala (exécutent ou font exécuter les ordres du chef dans les domaines les plus divers : religieux, politique, administratif, juridique).</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;">Civilisation </span>: Les Bamiléké croyaient en un dieu unique, SI, et professaient le culte des ancêtres.</p>
<h3><a name="_Toc65993402"></a><a name="_Toc65902974"></a>2 – LE GRAND-NORD</h3>
<h4><a name="_Toc65993403"></a>a) LES SAO</h4>
<p>Les Sao enterraient leurs morts dans de grandes</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Source</span></strong> : Encyclopédie de la République Unie du Cameroun,</p>
<p>Les Nouvelles Edition Africaine, 1981</p>
<p>urnes funéraires. Ils pratiquaient le culte des ancêtres et le totémisme.</p>
<p>Vaincus par les Kamenbou, ils se mélangèrent à eux et à d’autres tribus et disparurent. Leurs descendants sont les Kotoko actuels.</p>
<h4><a name="_Toc65993404"></a>b) LES KOTOKOS</h4>
<p>Ils comprennent de nombreux petits royaumes : Missené, Ngala, Makari, Afadé, Maffaté, Goulfée, Mara, Kousseri, Tillam, Pangaïa et plus au Sud : Logone &#8211; Birni.</p>
<p>Ces petits royaumes étaient souvent en guerre les uns contre les autres.</p>
<p>Les conquérants ou des missionnaires musulmans, originaires des pays d’Orient introduisirent l’islam dans le pays. Ces conquérants se mélangèrent parfois aux familles régnantes par des mariages.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Organisation politique du Logone-Birni</span></p>
<p>&#8211; Le roi : Miomai</p>
<p>&#8211; L’iba (beau père du roi) qui joue le rôle de Premier Ministre</p>
<p>&#8211; Le chef des pêcheurs, le Mraï Logone</p>
<p>&#8211; Le chef des cases et des chasseurs (le mraï khaah).</p>
<p>Le Logone-Birni restait vassal (dépendant) du Bornou et parfois du Baguirmi. Il devait payer le tribut chaque année (un impôt de cent esclaves et cent luniques).</p>
<p>A la fin du XIXe siècle, un roi du Logone-Birni, Ma Saleh, fait appel à Rabbah, pour se débarrasser de ses voisins. Mais il est déposé par ce nouveau venu. C’est du Logone-Birni que Rabbah partira pour se lancer contre le Bornou et Sokoto. C’est à Kousseri, dans le territoire de Logone-Birni qu’il sera vaincu le 22 avril 1900.</p>
<p><a name="_Toc61079296"></a><a name="_Toc61079109"></a>Les Mandara</p>
<p>Les pays montagneux du Mandara étaient occupés par des tribus animistes dont les principales étaient les Margi (au Sud de Dikoa) et les Gamengou. Soukda était la reine Gamengou.</p>
<p><a name="_Toc61079297"></a><a name="_Toc61079110"></a>Les luttes fratricides</p>
<p>Les luttes incessantes contre le Bornou et les voisins contraignent les Wandala à abandonner Kérawa pour s’installer à Doulo, au pays des Maya. Le roi du pays Maya, Ti-Maya, donna sa fille à Sankré, roi des Wandala. Mais Sankré attaque son beau-père, détruit toutes ses troupes et s’empare de sa capitale, Doulo. Sankré s’installe à Doulo qui devient la nouvelle capitale du pays Mandara, probablement au début du XVIIe siècle.</p>
<p><a name="_Toc61079298"></a><a name="_Toc61079111"></a>La période islamique</p>
<p>Vers 1915 sous le règne du Mai (roi) Boukar Hadj, les missionnaires musulmans arrivent dans le pays. C’est la période de conversion à l’islam.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Guerres</span></p>
<p>Au début du XVIII<sup>e</sup> siècle, le roi de Bornou (Ali) envoya une expédition contre le Mandara. Une grande bataille eu lieu près de Doulo. Le Chef des troupes du Bornou périt dans cette expédition. Vaincu, il abandonne sur place <span style="text-decoration: underline;">son grand tambour de guerre</span> et sa <span style="text-decoration: underline;">canne d’argent</span>, insignes de commandement.</p>
<p><a name="_Toc61079299"></a><a name="_Toc61079112"></a>Apogée des Mandara du xix<sup>e</sup> siècle</p>
<p>Le royaume des Mandara couvre une vaste étendue allant des abords du lac Tchad aux abords des sommets du Mendiff. Une quinzaine de tribus animistes lui sont soumises.</p>
<p>La guerre contre les Foulbé éclata en 1804. Elle fut longue et difficile. Les Foulbé nomades s’infiltrèrent partout dans le Nord-Cameroun. Les Mandara leur opposèrent une rude résistance. Il faudra 10 ans de lutte aux Foulbé pour s’emparer de Maroua en 1819.</p>
<p><a name="_Toc61079300"></a><a name="_Toc61079113"></a>L’impact des mariages</p>
<p>Le Mandara s’allia au Bornou par un mariage : El Kanemi roi du Bornou épousa la fille de Boukar Guiama, roi du Mandara. Le Bornou et le Mandara lancent en 1822, leurs troupes contre les Foulbé. Ceux-ci sont repoussés. Une nouvelle attaque contre les Peul établis dans le Diamaré fut lancée par Boukar. Il est victorieux à Eissa.</p>
<p>Après la mort de Boukar Guiama en 1928, ses successeurs, dont Aiassaé (1820-1842) continuent la lutte contre les Foulbé de l’extérieur et contre les tribus païennes de l’intérieur. les Foulbé prirent Doulo et le roi Boukar Narbanha se réfugie à Dikoa. En 1850, le roi du Bornou (Cheka Omar) attaque le Mandara. Son ancien allié Doulo est incendié. Les Mandara se réfugient dans la montagne de Mora. Le traité de paix impose de fournir au Bornou 400 captifs et 300 captives. Boukar Narbanha reprit la lutte contre les Foulbé en 1893 et marcha sur Maroua. Il refoule plusieurs fois l’invasion des Foulbé. Il est arrêté par la bataille de Dogba (1893).</p>
<p>C’est la fin de la guerre contre les Foulbé qui respectent les frontières du Mandara (l’actuel frontière du Diamaré).</p>
<p>Les Foulbé ont une origine obscure et sont une légende de l’Adamaoua.</p>
<p>Un certain Ukba, compagnon d’Omar, fut envoyé par Mohamet pour prêcher l’islam dans le royaume du Mali. Il s’y maria à une princesse, fille du roi Badjumanga. Ils eurent quatre fils. Ukba partit en pèlerinage et confia sa femme à un affranchi. Ukda tardant à revenir, la femme et l’affranchi se marièrent. Ils eurent 5 fils : les enfants d’Ukba furent les ancêtres des Foulbé de pur sang, et ceux de l’affranchi des Foulbé bâtards.</p>
<p>Le peuple du Mali, mécontent, chassa la nouvelle famille qui dut émigrer. Deux des enfants, Vaja et Mendi, au bout d’un long voyage, s’établirent dans l’Adamaoua. Ce sont les ancêtres des Foulbé Vollarbé de Ngaoundéré et des Foulbé illaga de Rey.</p>
<p>&#8211; <span style="text-decoration: underline;">Les migrations des Foulbé </span></p>
<p>Au XVIII<sup>e</sup> siècle, les Foulbés se répandent dans l’Adamaoua. C’est l’époque de la fondation des Lamidats de Garoua, de Rey et de Bindir.</p>
<p>Ils se concentrent autour de Maroua dans le Diamaré, Garoua sur la Bénoué, Ngaoundéré dans le plateau central.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les Lamidats</span></p>
<p>Les Foulbé de l’Adamaoua sont répartis en deux sous-familles.</p>
<ul>
<li>le groupe Vollarbé qui domine sur Sokoto, Yola, Ngaoundéré, Gashiga, Banyo, Koncha ;</li>
<li>le groupe Illaga englobe les Lamidats de Rey, de Bindir, de Tibati, de Maroua et de Garoua.</li>
</ul>
<p>La zone la plus vaste de Ngaoundéré ne regroupe que six Lamidats : Ngaoundéré, Tignère, Banyo, Tibati, Koncha et la chefferie de Déodéo.</p>
<ul>
<li>La zone de la Bénoué compte 19 Lamidats, parmi lesquels : Garoua, Guider, Bibeni, Bé, Demsa, Cheboa, Chamba, Mayo Lué, Laro, Mayo pentaje et Rey Bouba (le plus étendu de tous).</li>
<li>Le Diamaré réunit (Maroua, Bogo, Mindif, Kalfu rattaché à Sokoto).</li>
</ul>
<p><a name="_Toc61079301"></a><a name="_Toc61079114"></a>Organisation</p>
<ul>
<li>le Lamido élu à vie parmi les membres de la famille régnante de race foulbé.</li>
</ul>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ses attributions</span> : maître des hommes, droit de vie et de mort : tous ses sujets doivent lui payer les impôts</p>
<h3><a name="_Toc61079302"></a><a name="_Toc61079115"></a>Les impôts</h3>
<ul>
<li>Le Zakkats : aumône légale prescrite par le coran</li>
<li>L’ouchoura : impôt établit sur les héritages</li>
<li>Le soffal : taxe de pâturage payée par les étrangers.</li>
</ul>
<p><a name="_Toc61079303"></a><a name="_Toc61079116"></a>Le rôle du Lamido</p>
<ul>
<li>chef politique (il rend justice)</li>
<li>chef religieux (conduit la prière). Il délègue ses fonctions à un Imam nommé par lui</li>
<li>la justice est basée sur le droit coranique.</li>
</ul>
<p><strong>Son gouvernement</strong></p>
<p>Le Lamido est entouré de ministres que forment le FAOS.</p>
<p>Cet organe désigne le successeur au trône. Les ministres du Fada :</p>
<ul>
<li>le Galdima (premier ministre)</li>
<li>le Sarkin Sanou (chef des troupeaux)</li>
<li>l’Imam (ministre du culte)</li>
<li>l’Alkali (le juge)</li>
<li>le Wajiri (déformation du visir)</li>
<li>le Kaigama (premier dignitaire du palais)</li>
<li>le Sarki Yaki (ministre de la guerre)</li>
<li>le Djaouro tongo (chef de quartier)</li>
<li>le Djaouro Boundjene (deuxième chef de quartier)</li>
<li>le Baoussi : ancien chef de quartier des étrangers (baoutchi)</li>
<li>le chiroma : ancien chef de quartier des étrangers (haoussa)</li>
<li>le Djaouro Feke : chef de quartier.</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">NB</span></strong> : Les chefs de quartier représentent les intérêts de la population.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Société</span></p>
<p>La société comprend :</p>
<ul>
<li>les hommes libres ou &laquo;&nbsp;rimbe&nbsp;&raquo; (singulier : dimo). Ce sont les Foulbé eux-mêmes et les musulmans qui habitent le Lamidat (arabes, haoussa, Kanouris).</li>
<li>Les esclaves ou &laquo;&nbsp;matchoubé&nbsp;&raquo; singulier &laquo;&nbsp;matchoudo&nbsp;&raquo;. Ce sont des autochtones qui ont été conquis par le Lamido.</li>
</ul>
<h4><a name="_Toc65993405"></a>c)  LE CENTRE-SUD</h4>
<p><span style="text-decoration: underline;">Bantou </span></p>
<p>Pluriel de Mountou qui signifie &laquo;&nbsp;homme&nbsp;&raquo;. On retrouve ce pluriel un peu partout dans les dialectes du Sud-Cameroun. &laquo;&nbsp;Boto, Bot, Bud, Bu, etc.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Le mot Bantou désigne donc les peuples négro-africains répandus dans une partie de l’hémisphère Sud (de l’équateur, en Afrique du Sud) et dans la région équatoriale de l’hémisphère Nord, ayant des langues qui se ressemblent, des coutumes, une organisation sociale et des religions offrant des rapprochements.</p>
<p>Les Bantou du Cameroun</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Peuplement</span></p>
<p>La première invasion du Sud et du Centre du Cameroun est celle des Maka, Djem et Douala qui viennent de l’Afrique équatoriale (chez les Bakota).</p>
<p>Le second groupe est celui des Fang et Béti.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Les Bantou du Sud et Centre Cameroun</span></li>
</ul>
<p>Ce sont les Douala, les Bakweri, les Isubu, les Malimba, Banoho, Batanga, Yassa, Bapuku et les autres tribus côtières.</p>
<p>Au milieu du XVIIIe siècle, les Maka venant de l’Afrique équatoriale pénètrent au Cameroun par le Nord-Est. Poussés par les Baya, ils occupent la forêt du Sud au sein de laquelle ils rencontrent les Djem arrivant par le Sud-Est (Est) : ces deux groupes occupent actuellement le département du Haut-Nyong et de la Boumba et Ngoko.</p>
<p>Les Bassa à l’Est du pays Douala, vers l’extérieur, semblent être issus de Ngok-Lituba. Ils occupaient l’emplacement actuel avant l’arrivée de ceux-ci.</p>
<p>Les Bassa et les Bakoko auraient un même ancêtre.</p>
<p>Au Nord du groupe Basso, Bakoko, se trouvent des Banen (venus du Noun), les Yambassa et Bafia (venus du pays Babimbi).</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Les migrations Bantou</span></li>
</ul>
<p>Les études plus récentes ont réfuté les origines nilotiques des migrations Bantou. Une recherche plus exacte attribue les origines de cette migration au Nord-Est de l’Afrique, c’est-à-dire dans les régions du Nigéria actuel.</p>
<ul>
<li><span style="text-decoration: underline;">Les Fang – Béti</span></li>
</ul>
<p><strong>            </strong>Ils couvrent la partie du Sud-Cameroun, du Gabon, du Moyen Congo et de la Guinée espagnole.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Ethnie</span> : Ewondo, Béné, Boulou, Fong, Ntoumou, Mvae et les Fang proprement dits. En plus les Eton, Manguissa, Ossanaga, Yezum, Mbidambani, Yebekolo.</p>
<p>Une langue commune malgré la diversité des dialectes leur permet de se comprendre. En plus, ils ont une coutume, une tradition et une littérature orale communes.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Implantation </span>: Département de l’ancien Nyong et Sanaga, Ntem, Dja et Lobo, Kribi.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Migration :</span></p>
<p>Dans la première moitié du XIXe siècle, ces peuples sont en marche. Bousculés par les Babouté et les Foulbé, les Fang ou Pahouin quittent l’Adamaoua et arrivent chez les Bafia qu’ils bousculent à leur tour. Ils traversent la Sanaga et pénètrent la forêt. Ils y trouvent installés, les Makas et les Djem, les Ngoumba et Mabéa.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Culture :</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Les Fang</span> = grands artistes (sculpture sur bois et ivoire). Ils aimaient beaucoup la parure (art traditionnel qui disparaît peu à peu).</p>
<p>Les chanteurs de « Mvet » sont des véritables poètes.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Légende </span>: plusieurs légendes racontent l’histoire des Fang – Béti. Celle-ci s’appuie sur le fondement des croyances magico- religieuses qui subsistent encore aujourd’hui : Eboka (le mysticisme de l’arbre) : croyance au pouvoir de l’arbre (Boa) ou de la forêt.</p>
<p>La légende de la traversée de la Sanaga sur le dos d’un serpent ou celle du passage de l’odjam-boa (passage dans un grand arbre percé avec l’aide des pygmées dans un endroit escarpé).</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Organisation politique</span></p>
<ul>
<li>l’autorité est patriarcale ;</li>
<li>le chef est l’héritier du fondateur du clan ou celui que les anciens ont désigné pour jouer ce rôle.</li>
<li>Le Nkunkuma chez les Béti, chef politique et religieux (patriarche).</li>
</ul>
<p>Particularité : il est doté de la maîtrise de la communauté, captive l’auditoire par des discours. Les familles nombreuses et les biens matériels font partie de son bonheur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>ANALYSE PAR RÉGION ET PAR GROUPES CULTURELS</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 17:29:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour les régions du Cameroun]]></category>

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		<description><![CDATA[2) SITUATION PAR RÉGION &#160; a) LE GRAND-NORD Le Grand-Nord est la plus grande division territoriale du Cameroun. Il est essentiellement composé de trois provinces à savoir : la province du Nord avec pour chef-lieu Garoua, la province de l&#8217;Adamaoua avec pour chef-lieu Ngaoundéré, la province de l&#8217;Extrême-Nord avec pour chef-lieu Maroua. Esquisse historique Les ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3><a name="_Toc65993389"></a><a name="_Toc65902971"></a>2) SITUATION PAR RÉGION</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h4><a name="_Toc65993390"></a>a) LE GRAND-NORD</h4>
<p>Le Grand-Nord est la plus grande division territoriale du Cameroun. Il est essentiellement composé de trois provinces à savoir : la province du Nord avec pour chef-lieu Garoua, la province de l&rsquo;Adamaoua avec pour chef-lieu Ngaoundéré, la province de l&rsquo;Extrême-Nord avec pour chef-lieu Maroua.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Esquisse historique</span></strong></p>
<p>Les plus anciens habitants du Nord sont les Saos qui ont donné naissance aux groupes comme les Kanoun, les Mousgoum, Mboum, les Laka.</p>
<p>Les Peul ou Foulbé habitent la région du nord-Cameroun. On les trouve en plus grand nombre à Ngaoundéré, Garoua, Maroua.</p>
<p>Ils se sont installés au Cameroun par deux vagues de pénétration des Peuls et de l’Islam au travers de la Jihad.</p>
<p>En 1806, Ousmane Dan Fodio, le chef des musulmans qui est à Sokoto, leur demande de conquérir par la force les populations au milieu desquelles ils vivent. Dan Fodio choisit Adama (Adamaoua veut dire en Haoussa les gens d’Adama), un chef foulbé, pour soumettre les païens du Nord-Cameroun. Les Foulbé combattent à cheval. Ils prennent les villes de Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Banyo, Tibati, etc. Certaines tribus du Nord-Cameroun leur résistent et se réfugient dans les montagnes ; d&rsquo;autres acceptent la religion musulmane.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">État matériel</span></strong></p>
<ul>
<li>Physique (relief, climat, végétation),</li>
<li>Population : Foulbé ou Peul, Arabes choas, Moundang, Toupouri, Gisiga, Mousgoum, Massa, Gbaya, Fali, Mboum, au Nord, il y a les musulmans et les &laquo;&nbsp;habé&nbsp;&raquo;.</li>
<li>Activités : élevage, agriculture, commerce, artisanat.</li>
<li>Organisation sociale : dans le grand-Nord en général, la société est organisée sur le principe des chefferies ; les territoires sont subdivisés en Lamidats ; à la tête d&rsquo;un Lamidat se trouve le Lamido, le chef ; il est élu à vie. Il doit être de race peule et faire partie de la famille régnante.</li>
</ul>
<p>Le Lamido est le maître de la terre : il a le devoir de l&rsquo;administrer et de la transmettre à ses successeurs. Il est aussi le maître des hommes  qui dépendent de lui. Ses sujets lui doivent une redevance annuelle.</p>
<p>Le Lamido s&rsquo;entoure de douze ministres. Il y a le premier ministre, le chef des troupeaux, le ministre du culte (Imam), le juge, le ministre de la guerre, différents chefs de quartiers. Ces derniers défendent les intérêts de la population. C&rsquo;est le fada qui élit le successeur du Lamido décédé.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">État moral</span></strong></p>
<p>Les païens et les chrétiens sont majoritaires au Nord. L’islam est la religion du détenteur du pouvoir. La vie en société est régie par les cinq piliers de l&rsquo;islam qui sont les cinq prières quotidiennes, la déclaration de foi, le pèlerinage à la Mecque, le jeûne du mois de Ramadan et la Zakkats.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel</span></strong></p>
<ul>
<li>La foi ou religion musulmane domine dans le Grand-Nord</li>
<li>Le christianisme y est aussi présent.</li>
<li>On observe le retour de ces populations vers les religions traditionnelles africaines.</li>
</ul>
<h4><a name="_Toc65993391"></a>b) LA RÉGION DU CENTRE</h4>
<p>La province du Centre a pour capitale provinciale Yaoundé, qui est aussi la capitale du Cameroun. Cette position lui confère un statut particulièrement politique.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel</span></strong></p>
<ul>
<li>Activités : commerce, pêche, agriculture, artisanat, etc.</li>
<li>Population : elle est composée de presque toutes les couches qui constituent la population du Cameroun, mais les autochtones sont les Betis, Ewondo, Eton, Bene, Bafia, Bassa, Babouté, Yambassa, etc</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat moral</span></strong></p>
<ul>
<li>Organisation sociale : on note deux grands types d&rsquo;organisations sociales :</li>
<li>celle de la ville de Yaoundé (capitale de la province du Centre) qui tend vers le style européen ;</li>
<li>celle des villages qui est édifiée sur le principe des clans (ou Mvog) dirigés par des chefs et des notables. Les rites, les us et coutumes constituent l&rsquo;essentiel des règles qui régissent ces villages.</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel</span></strong></p>
<p>Compte tenu du brassage des populations on note :</p>
<ul>
<li>L&rsquo;animisme</li>
<li>Le christianisme</li>
<li>L&rsquo;islam</li>
<li>Les croyances ésotériques.</li>
</ul>
<h4><a name="_Toc65993392"></a>c)  LA RÉGION DE L&rsquo;EST</h4>
<p>La province de l&rsquo;Est du Cameroun est généralement considérée comme celle du soleil levant.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Histoire</span></strong> : on pense qu&rsquo;il y a longtemps, bien longtemps, les Baya sont venus de la boucle de l&rsquo;Oubangui. Leur migration s&rsquo;est faite par vagues successives. Les premiers groupes se sont installés dans le territoire centre-Africain. Les autres groupes se sont dirigés vers le Cameroun. Ils sont arrivés sur le haut-plateau de l&rsquo;Adamaoua et la vallée du Lom.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"> </span></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">L&rsquo;origine de Bertoua</span></strong> :</p>
<p>D&rsquo;après la tradition, les Baya restés dans  le pays  qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui République Centrafricaine avaient pour principal centre Koundé non loin de Garoua-Boulaï. Ils étaient soumis aux Lamibé de l&rsquo;Adamaoua. Quand le premier Lamido de Koundé meurt, les Baya se révoltent, mais sont vaincus. Ils doivent se soumettre. Ceux qui ne veulent pas se soumettre quittent Koundé. Ils sont conduits par un vaillant guerrier. On raconte que ce chef était d&rsquo;une grosseur peu commune,  il lui était impossible de pénétrer dans une case aux portes étroites. On l&rsquo;appelait Mbartoua, ce qui veut dire &laquo;&nbsp;l&rsquo;homme qui se cale aux portes étroites&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Après avoir marché longtemps avec ses hommes, Mbartoua est venu se fixer au lieu qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui Bertoua (déformation du nom Mbartoua).</p>
<p>Les groupes originels de l’Est : les pygmées Baka, les Maka, les Makia, les Kaka, les Gbaya qui sont plus nombreux à Meiganga qu’à l’Est.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Organisation sociale</span></strong></p>
<p>Les populations de la province de l&rsquo;Est vivent en familles groupées par villages. Le village comprend l&rsquo;agglomération principale où réside  le chef de village et plusieurs hameaux où habitent les notables.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">État moral</span></strong></p>
<p>La société  est également régie par des rites et les us et coutumes mis sur pied par les ancêtres. Pour occuper une place dans la société, l&rsquo;homme devait s&rsquo;entraîner à exécuter des travaux  difficiles qui demandent la force et de l&rsquo;adresse.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">État spirituel</span></strong></p>
<p>A l&rsquo;Est on rencontre trois pratiques religieuses :</p>
<p>le christianisme, l’animisme et l’islam.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Activités</span></strong></p>
<p>Les travaux champêtres, l’exploitation du bois et des minerais, le petit commerce et la chasse.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel</span></strong></p>
<p>Physique (relief, climat, végétation : cf. esquisse géographique).</p>
<h4><a name="_Toc65993393"></a>d) LA RÉGION DU LITTORAL</h4>
<p>La ville de Douala, qui est la capitale provinciale de cette province, est la capitale économique et la porte d&rsquo;entrée du pays. Douala est donc une ville côtière, le centre du monde des affaires, la plaque tournante de l&rsquo;économie du pays.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel</span></strong></p>
<p>&#8211; physique (relief, climat, végétation) cf. esquisse géographique</p>
<p>&#8211; population : on note un véritable brassage, tout comme à Yaoundé. Les autochtones de la province sont les Douala, les Bassa, les Mbo, les Bakoko, les Mpongo, les Abo, les Ewodi…</p>
<p>&#8211; activités : pêche, agriculture et le commerce.</p>
<p>&#8211; niveau de développement: ville la plus développée du pays.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat moral</span></strong></p>
<p>La province compte des grands groupes de population, lesquels sont dirigés chacun par un chef et des notables. Il existe des rites, des danses initiatiques et des coutumes qui régulent la vie des habitants. Tout comme à Yaoundé, les principes ou dispositions coutumières sont bousculés par le style européen hérité de la colonisation.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel </span></strong><strong>: </strong></p>
<p>Douala et sa province sont considérées comme le carrefour des pratiques religieuses : christianisme, animisme, islam, croyances exotériques, etc.</p>
<p>Le Ngondo ou la messe des eaux est une cérémonie culturelle qui se passe au mois de novembre ; c’est le lieu d’invocation des Miengu ou mamiwata (esprit des eaux).</p>
<p>Il existe une autre pratique appelée Elog Mpoo qui se déroule à Edéa.</p>
<p>On note aussi le pèlerinage à la grotte mythique et mystique originelle des Bassa à Ngog Lituba.</p>
<h4><a name="_Toc65993394"></a>e)  LA RÉGION DU NORD-OUEST</h4>
<p>La province du Nord-Ouest a pour capitale provinciale Bamenda. C&rsquo;est essentiellement une zone de montagnes. Elle est généralement considérée comme une continuité de la province de l&rsquo;Ouest.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel</span></strong> :</p>
<ul>
<li>Activités : artisanat, agriculture, petit commerce</li>
<li>Physique (relief, végétation, climat) cf. esquisse géographique.</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Organisation sociale</span></strong> :</p>
<p>La société du Nord-Ouest qui est essentiellement anglophone est considérée par une continuité de la société de l&rsquo;Ouest-Cameroun ; c&rsquo;est dire qu&rsquo;elle est édifiée sur les principes de chefferies.</p>
<p>Les habitudes et les mœurs sont les mêmes qu&rsquo;à l&rsquo;Ouest-Cameroun.</p>
<p>C’est une zone de contestation politique.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel </span></strong><strong> </strong>:</p>
<p>L’animisme (culte des crânes), le christianisme et l’islam.</p>
<h4><a name="_Toc65993395"></a>f)  LA RÉGION DE L&rsquo;OUEST</h4>
<p>De toutes les dix provinces que compte le Cameroun, la province de l&rsquo;Ouest passe pour être la plus peuplée, la plus agricole et la plus active. La région Ouest du Cameroun est essentiellement peuplée de deux grandes ethnies dites semi-bantou à savoir : les Bamiléké et les Bamoun.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Histoire</span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">D&rsquo;où viennent les Bamiléké ?</span></strong></p>
<p>Autrefois, voici deux ou trois cents ans, les Bamiléké habitaient les savanes du cours supérieur du Mbam. Ce pays est actuellement occupé par les Tikars. Ils quittent cette région et s&rsquo;installent sur les plateaux de la région de Foumban. Mais les Bamoun les repoussent. Ils traversent le Noun pour s&rsquo;installer dans leur habitat actuel.  Ce territoire était à cette époque-là couvert de forêt. Les Bamiléké ont défriché la forêt pour faire leurs plantations. Le Tikar est donc l’ancêtre qui donnera naissance aux principales branches qui dominent les Grasslands aujourd’hui : les Bamoun, Nso, Bafut, Bum, Kom, Mbem-Nsungli, Fugom et l’ensemble dit Bamiléké qui fait partie du même cercle culturel.<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">*</a></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">D&rsquo;où viennent les Bamoun ?</span></strong></p>
<p>Il était une fois un chef Tikar qui régnait dans la région du Haut-Mbam. Il avait plusieurs fils et plusieurs filles. Un jour, Nsharé, l&rsquo;un de ses fils, quitte la maison paternelle, suivi par une partie de la population. Il marche vers le Sud et traverse le Mbam. Il chasse les Tikar et les Bamiléké qu&rsquo;il trouve sur place. Il soumet plusieurs chefs entre le Mbam et le Noun. Il occupe ce pays et se proclame roi. Cela se passait il y a environ trois cents ans, au XVII<sup>e</sup> siècle. C&rsquo;est avec Nsharé qu&rsquo;est né le peuple Bamoun. Nsharé s&rsquo;installe d&rsquo;abord à Nji-Mom, puis à Foumban qui devient sa capitale.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Organisation Sociale </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Chez les Bamiléké</span></strong></p>
<p>La communauté bamiléké comprend un grand nombre de villages indépendants les uns des autres. Chaque village ou ethnie possède un chef de village. L&rsquo;ethnie bamiléké est composée d’une multitude de chefferies locales aux traditions bien ancrées. Le roi appelé Fo ou Fong gouverne, aidé par plusieurs conseils. Le plus important de ces conseils est le conseil des neufs notables dont lui, le chef, en est le dixième.</p>
<p>Autrefois, c&rsquo;est le roi qui conduisait le peuple à la guerre. Son quartier qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui chefferie, est le lieu où se déroulent les principales activités : marché, réunion. Il comprend une entrée principale (toujours gardée), une allée principale, les cases de femmes, les cases du chef, le ruisseau, le bois sacré, les cases des Sociétés (case des crânes, case du trésor, cases de réunion).</p>
<p>La chefferie a des toits caractéristiques en forme de triangle ou en chaume (dans cette région, seuls les chefs ont le droit de construire des maisons de ce style).</p>
<p>Le chef est un personnage respecté et vénéré. Son pouvoir est héréditaire : il se transmet de père en fils. Avant sa mort, le chef désigne en secret son successeur, parmi ses nombreux fils (les filles ne peuvent pas régner). Ce secret est gardé par le conseil des neufs notables. C&rsquo;est le conseil qui intronise le nouveau chef, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;installe dans ses fonctions de chef. Le roi est le gardien des terres. Il rend justice. Il préside les réunions des sociétés secrètes.</p>
<p>La population est organisée en plusieurs Associations ou Sociétés. Ces Associations se réunissent au village du chef. Chacune a sa case de réunion. Chacune s&rsquo;occupe d&rsquo;un travail particulier pour la bonne marche de la communauté (protéger les récoltes, percevoir l&rsquo;impôt, réaliser certains travaux).</p>
<p>Comme on peut le constater, la société bamiléké est régulée par des règles, des rites et des rituels qui constituent les us et coutumes de ce peuple.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Les Bamoun</span></strong></p>
<p>Le royaume  est dirigé par un sultan et son principe de fonctionnement ressemble à celui d&rsquo;une monarchie européenne. Ce royaume existe depuis plusieurs siècles, ce qui explique la grande richesse culturelle de la région.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Les capitales ou chefs lieux</span></strong></p>
<ul>
<li>Bafoussam est le chef-lieu de la province de l&rsquo;Ouest, c&rsquo;est la plus grande ville de cette région.</li>
<li>Foumban est la capitale du royaume Bamoun.</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Les pratiques religieuses</span></strong></p>
<p>On note trois types de croyances :</p>
<p>&#8211; l&rsquo;animisme ou religion des ancêtres ; on la rencontre chez les Bamiléké qui d&rsquo;ailleurs sont très nombreux à la pratiquer ;</p>
<p>&#8211; le christianisme, chez une minorité de Bamiléké et des Bamoun ;</p>
<p>&#8211; l&rsquo;islam, chez la grande majorité des Bamoun.</p>
<h4><a name="_Toc65993396"></a>g) LA RÉGION DU SUD</h4>
<p>Le Sud-Cameroun se situe entre Yaoundé et la frontière avec le Gabon. Nous sommes dans la forêt équatoriale ; les paysages sont ceux de la forêt dense.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;"> Source</span></strong> : Encyclopédie de la République Unie du Cameroun,</p>
<p>Les Nouvelles Edition Africaine, 1981</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Histoire</span></strong> :</p>
<p>La forêt qui couvre le Sud-Cameroun est habitée depuis bien longtemps. Les populations qu&rsquo;on y trouve maintenant appartiennent au groupe des Bantou. Elles sont arrivées au Cameroun après de longues migrations.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Organisation sociale</span></strong> :</p>
<p>Les habitants de la forêt du Sud-Cameroun vivent en familles groupées dans un ou plusieurs villages. Les familles qui ont le même ancêtre, forment  un clan ou une tribu. Dans chaque famille, il y a un chef. Les hommes ou les femmes de même âge forment une Association d&rsquo;âge. Ces Associations s&rsquo;organisent pour pêcher, chasser et cultiver les champs ensemble.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">État moral</span></strong> :</p>
<p>La vie en Société est édifiée et régie par des principes coutumiers mis sur pied par les ancêtres. Il existe également dans cette Société des rites initiatiques (Akomamba, le Nso) ; les rites de naissances, les rites mortuaires, les rites de passages.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel</span></strong> :</p>
<p>Les habitants de la province du Sud croient en un dieu unique appelé Zambé, Nyambe. Ils lui adressent des prières aux moments difficiles de la vie. Ils rendent aussi un culte aux ancêtres.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Capitale provinciale du Sud</span></strong> :</p>
<p>Ebolowa est la principale ville de la région du Sud-Cameroun. Cette ville est très propre et se situe dans un cadre agréable.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel</span></strong> :</p>
<p>Physique (relief, climat, végétation) cf. esquisse géographique.</p>
<h4><a name="_Toc65993397"></a>h) LA RÉGION DU SUD-OUEST</h4>
<p>Cette partie du pays correspond à la région située à l&rsquo;Ouest de la ligne  Douala &#8211; Bafoussam jusqu&rsquo;à la frontière nigériane. Les paysages sont ceux de la forêt avec une chaîne volcanique au milieu duquel se trouve le volcan du Mont-Cameroun.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat matériel </span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span></p>
<ul>
<li>Population : le Sud-Ouest est essentiellement peuplé de trois grands groupes de population à savoir : les Bakweri, les Bakossi, les Bagnagué.</li>
<li>Activités: agriculture, petit commerce et artisanat.</li>
</ul>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat moral </span></strong><span style="text-decoration: underline;">:</span></p>
<p>Chaque grand groupe de population qui compose le Sud-Ouest du Cameroun est dirigé par un chef qui lui, est assisté  par un conseil de notables.</p>
<p>L&rsquo;organisation sociale, ainsi que le fonctionnement de la société est pratiquement la même que celle de l&rsquo;Ouest-Cameroun et du Littoral.</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Etat spirituel</span></strong> :</p>
<ul>
<li>L’animisme (on adore le dieu de la montagne) et</li>
<li>le christianisme.</li>
</ul>
<p>La population de cette province est anglophone.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>ANALYSE PAR RÉGION ET PAR GROUPES CULTURELS</title>
		<link>https://prierecameroun.org/?p=1328</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 16:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour les régions du Cameroun]]></category>

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		<description><![CDATA[A – ANALYSE PAR RÉGION Le pays est divisé en dix (10) régions administratives : région du Centre avec pour chef-lieu Yaoundé ; région du Littoral avec pour chef-lieu Douala ; région du Sud-Ouest avec pour chef-lieu Buéa ; région du Nord-Ouest avec pour chef-lieu Bamenda ; région de l&#8217;Est avec pour chef-lieu Bertoua ; région du Sud avec pour ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2><a name="_Toc65993387"></a><a name="_Toc65902969"></a>A – <span style="text-decoration: underline;">ANALYSE PAR </span><span style="text-decoration: underline;">RÉGION</span></h2>
<p>Le pays est divisé en dix (10) régions administratives :</p>
<ul>
<li>région du Centre avec pour chef-lieu Yaoundé ;</li>
<li>région du Littoral avec pour chef-lieu Douala ;</li>
<li>région du Sud-Ouest avec pour chef-lieu Buéa ;</li>
<li>région du Nord-Ouest avec pour chef-lieu Bamenda ;</li>
<li>région de l&rsquo;Est avec pour chef-lieu Bertoua ;</li>
<li>région du Sud avec pour chef-lieu Ebolowa ;</li>
<li>région du Nord avec pour chef-lieu Garoua ;</li>
<li>région de l&rsquo;Ouest avec pour chef-lieu Bafoussam ;</li>
<li>région de l&rsquo;Extrême-Nord avec pour chef-lieu Maroua ;</li>
<li>région de l&rsquo;Adamaoua avec pour chef-lieu Ngaoundéré.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Cameroun compte plus de 200 ethnies réparties en trois grands groupes (Bantou, sémi-Bantou et Soudanais) qui correspondent à 200 langues nationales, en plus des deux langues officielles que sont le Français et l&rsquo;Anglais. Il est à noter que les 200 ethnies que compte le pays sont reparties dans ses 10 provinces administratives. Comme nous l&rsquo;avons signalé plus haut, le Cameroun est une mosaïque de cultures et d&rsquo;ethnies dont les plus représentatives sont:</p>
<ul>
<li>Bantou : Béti, Bassa, Maka, Douala, Pygmées, Bakundi, Bakoko…</li>
<li>Sémi-Bantou : Bamiléké, Bamoun, Tikar, Gbaya…</li>
<li>Soudanais : Foulbé, Mafa, Toupouri, Arabes-Choas, Massa, Mousgoum, Moundang…</li>
</ul>
<h3><a name="_Toc65993388"></a><a name="_Toc65902970"></a>1) LA CARTE TOURISTIQUE</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p><a name="_Toc61079280"></a><a name="_Toc61079093"></a>1  &#8211;  <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DE L&rsquo;ADAMAOUA</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Ngaoundéré</li>
<li>Population : 681.362 hbts</li>
<li>Superficie : 63.701 km²</li>
<li>Nombre de départements : 05</li>
<li>Densité : 10,7 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Cette province est considérée comme le château d&rsquo;eau du Cameroun. Elle est la zone par excellence des lacs de cratère, des ranches, des sources thermominérales, des réserves de faunes, des grottes, de présence des Lamidats et des ethnies féodales.</p>
<p><a name="_Toc61079281"></a><a name="_Toc61079094"></a>2 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU CENTRE</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Yaoundé</li>
<li>Population : 2.272.259 hbts</li>
<li>Superficie : 68.953 km²</li>
<li>Nombre de départements : 10</li>
<li>Densité : 32,96hbts/km²</li>
</ul>
<p>Yaoundé, la capitale, est le siège des institutions politiques et administratives du pays.</p>
<p>En plus d’abriter la capitale politique du pays, elle offre plusieurs formes d’attractions :</p>
<ul>
<li>de nombreux sites naturels dont les grottes d’Akok-Bekoé ;</li>
<li>les monuments et traces de la colonisation en l’occurrence la statue de Charles Atangana premier chef des Ewondo ;</li>
<li>la réserve forestière d’ottotomo à Ngoumou.</li>
</ul>
<p><a name="_Toc61079282"></a><a name="_Toc61079095"></a>3 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DE L&rsquo;EST</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Bertoua</li>
<li>Population : 711.651 hbts</li>
<li>Superficie : 109.002km²</li>
<li>Nombre de départements : 04</li>
<li>Densité : 6,53 hbts/km²</li>
<li>Vaste étendue de forêt couvrant toute la province.</li>
</ul>
<p>C’est le fief de ces peuples qui attirent tant de curiosité : les pygmées, hommes de petite taille vivant principalement de la chasse et de la cueillette.</p>
<p>4 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DE L&rsquo;EXTREME-NORD</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Maroua</li>
<li>Population : 2.553.389 hbts</li>
<li>Superficie : 34.263 km²</li>
<li>Nombre de départements : 06</li>
<li>Densité : 74,52 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Cette province offre au touriste de nombreux régals : le cynégétique, les grands Lamidats, les paysages lunaires de Kapsiki, les grottes, les grandes chefferies, les lacs à grandes concentration d’hippopotames ; des centres artisanaux, des fantasias.</p>
<p>C’est aussi le lieu de concentration des grands parcs nationaux :</p>
<ul>
<li>le parc national de Kalamaloué à Kousseri</li>
<li>le parc national de Waza à Waza</li>
<li>le parc national de Mozogogokoro à Koza.</li>
</ul>
<p>5 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU LITTORAL</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Douala</li>
<li>Population : 1.861.463 hbts</li>
<li>Superficie : 20.248 km²</li>
<li>Nombre de départements : 04</li>
<li>Densité : 91,93 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Douala, la capitale économique, est non seulement le point de chute pour celui qui visite le pays, mais aussi la zone de concentration des monuments. Il pourra voir les chutes d’Ekomkam, le lac Ossa, et les plantations industrielles du Cameroun. Cette région est le siège de la culture du &laquo;&nbsp;Ngondo&nbsp;&raquo;, grande fête traditionnelle des Sawa (Sawa désigne les peuples de l’eau, autochtones de la région). Le Ngondo a lieu tous les ans au mois de novembre. Ce grand festival se déroule principalement dans le fleuve Wouri et ses abords.</p>
<p><a name="_Toc61079285"></a><a name="_Toc61079098"></a>6 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU NORD</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Garoua</li>
<li>Population : 1.145.038 hbts</li>
<li>Superficie : 66.090 km²</li>
<li>Nombre de départements : 04</li>
<li>Densité : 17,33 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Produits multiformes : parcs nationaux, Lamidats traditionnels, plans d’eau (la Bénoué, le barrage de Lagdo), zone de chasse, de fantasias, de rites traditionnels, sites archéologiques :</p>
<ul>
<li>parc national de la Bénoué ;</li>
<li>parc national de Boubandjida ;</li>
<li>parc national de Faro.</li>
</ul>
<p><a name="_Toc61079286"></a><a name="_Toc61079099"></a>7 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU NORD-OUEST</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Bamenda</li>
<li>Population : 1.702.559 hbts</li>
<li>Superficie : 17.300 km²</li>
<li>Nombre de départements : 07</li>
<li>Densité : 98,41 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Cette province est une continuité de la province de l’Ouest. Zone montagneuse, ses sites naturels, son paysage verdoyant, ses chefferies, ses chutes et son artisanat font d’elle un haut lieu du tourisme camerounais.</p>
<p><a name="_Toc61079287"></a><a name="_Toc61079100"></a>8 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DE L&rsquo;OUEST</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Bafoussam</li>
<li>Population : 1.843.518 hbts</li>
<li>Superficie : 13.892 km²</li>
<li>Nombre de départements : 08</li>
<li>Densité : 132,7 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Zone de montagnes, de chutes impressionnantes, de grandes chefferies Bamiléké et de lacs de cratères. Province à tradition de funérailles (chez les Bamiléké) et le Nguon (chez les Bamoun).</p>
<p>A partir du mois de décembre jusqu’en mars, le visiteur assistera aux multiples carnavals funéraires, cultes rendus aux morts par leurs familles accompagnées de leurs diverses connaissances (amis, collègues, camarades, familles proches et éloignées).</p>
<p><a name="_Toc61079288"></a><a name="_Toc61079101"></a>9 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU SUD</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Ebolowa</li>
<li>Population : 514.336 hbts</li>
<li>Superficie : 47.191 km²</li>
<li>Nombre de départements : 04</li>
<li>Densité : 10,9 hbts/km²</li>
</ul>
<p>Zone de forêt dense et des sites naturels, elle offre aux visiteurs un cadre féérique de repos au bord de la mer avec des plages de sable doré, et des promenades aux chutes de la Lobé. Les côtes camerounaises étant restées vierges, les touristes pourront du même coup admirer la flore (mangrove) et la faune aquatique.</p>
<p>10 &#8211; <span style="text-decoration: underline;">RÉGION DU SUD-OUEST</span></p>
<ul>
<li>Capitale provinciale : Buéa</li>
<li>Population : 1.153.125 hbts</li>
<li>Superficie : 25.410 km²</li>
<li>Nombre de départements : 06</li>
<li>Densité : 45,38 hbts/km²</li>
</ul>
<p>C’est dans cette province que l’on retrouve le plus haut sommet du pays, le Mont Cameroun (4100m). Elle s’ouvre sur l’océan Atlantique et est propice au tourisme balnéaire. Cette région offre une grande variété de produits touristiques. En plus, le visiteur pourra apprécier le développement de l’écotourisme et visiter le parc national de Korup, l’une des forêts humides les plus conservées de l’heure en Afrique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>PRIER POUR LES REGIONS</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 16:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour les régions du Cameroun]]></category>

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		<description><![CDATA[SORTIR LA REGION DE L’EST DU GHETTO Est-il convenable que quarante ans après l’indépendance du Cameroun, il existe encore des Camerounais que l’on considère comme des citoyens de seconde zone ? Est-il normal que des groupes privés exploitent légalement ou non des richesses d’une région sans être tenus de faire bénéficier les populations locales du produit ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong><span style="text-decoration: underline;">SORTIR LA REGION DE L’EST DU GHETTO</span></strong></li>
</ul>
<p>Est-il convenable que quarante ans après l’indépendance du Cameroun, il existe encore des Camerounais que l’on considère comme des citoyens de seconde zone ? Est-il normal que des groupes privés exploitent légalement ou non des richesses d’une région sans être tenus de faire bénéficier les populations locales du produit de ces richesses ? Comment justifier le fait que des paysans travaillent dur toute l’année pour produire du cacao et ne puissent pas l’écouler parce qu’il n’y a pas de route ? C’est pourtant depuis toujours le drame de l’Est Cameroun. Et cette situation n’émeut personne.</p>
<p>Pour le citoyen camerounais de Yaoundé, la province de l’Est c’est simplement la province des pygmées. C’est le seul endroit du pays où tout le monde ignore la valeur de l’argent. C’est le lieu où le diamant et l’or s’échangent contre une boîte de sardine ou un peu de tabac. C’est l’endroit où on peut chasser l’éléphant et le gros singe sans permis. C’est le lieu où une simple lettre du sous-préfet du coin vous autorise à exploiter sans limite de cubage les essences les plus précieuses de nos forêts.</p>
<p>Les Camerounais de ces régions n’ont donc rien à exiger, rien à réclamer. Longtemps, ils ont même été représentés à l’Assemblée Nationale et dans le gouvernement par les individus qui n’étaient même pas des ressortissants de la province de l’Est. Dans le cadre de la politique d’équilibre régional développée par les régimes successifs qui ont gouverné notre pays, les quotas prévus pour la province de l’Est au sein de l’administration et de l’armée étaient régulièrement attribués à d’autres provinces sous prétexte que l’on ne trouvait pas de candidats originaires de la province. Dans la géopolitique du renouveau, l’Est n’existe pas comme province à part entière. Malgré sa superficie, son poids économique et ses spécificités culturelles, cette province n’est qu’une partie intime du grand ensemble Centre-Sud-Est : en somme,<strong> une colonisation dans sa version tropicale.</strong></p>
<p>Cette manière de conduire les affaires publiques fait le lit des comportements extrémistes. Il faut mettre fin à cette république à plusieurs vitesses dans laquelle les Camerounais sont condamnés à vivre. Au nom de l’équité et de la justice sociale, il faut élever la province de l’Est au rang de zone de développement prioritaire.</p>
<p>Concrètement, il s’agit :</p>
<ul>
<li>de désenclaver complètement la province pour donner à ses populations les mêmes chances de développement que celles que l’Etat a offertes à d’autres régions du pays ;</li>
<li>d’obliger toutes les entreprises exploitant les richesses de la région à y investir en commençant par y construire leur siège social ;</li>
<li>de créer un espace institutionnel qui favoriserait une participation plus active des populations et de leurs élites à la recherche de solutions aux problèmes locaux.</li>
</ul>
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