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	<title>MINISTERE PRIERE CAMEROUN &#187; Prier pour l&rsquo;Education</title>
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	<description>Bulletin d&#039;information et d&#039;édification en vue de l&#039;intercession pour le Cameroun</description>
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		<title>PRIONS POUR L&#8217;EDUCATION</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 18:33:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour l'Education]]></category>

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		<description><![CDATA[ AMELIORER L’ACCES A L’EDUCATION DE BASE ET A L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL (i) Elargir l’accès à l’éducation tout en corrigeant les disparités entre filles et garçons (100% de taux d’accès en 2008 et 100% de taux d’achèvement en 2015, (ii) accroître la qualité de l’offre d’éducation de base, (iii) développer l’enseignement technique et la formation ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4> AMELIORER L’ACCES A L’EDUCATION DE BASE ET A L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL</h4>
<p>(i) Elargir l’accès à l’éducation tout en corrigeant les disparités entre filles et garçons (100% de taux d’accès en 2008 et 100% de taux d’achèvement en 2015, (ii) accroître la qualité de l’offre d’éducation de base, (iii) développer l’enseignement technique et la formation professionnelle et (iv) améliorer la gestion et la gouvernance dans l’ensemble du système éducatif. Le gouvernement entend mettre en œuvre cette stratégie en partenariat avec le secteur privé et la société civile.</p>
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		<title>PRIER POUR L&#8217;EDUCATION</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 16:28:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour l'Education]]></category>

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		<description><![CDATA[INSTAURER LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC ET RETABLIR LA BOURSE Le Cameroun est un pays pauvre très endetté dont plus de 70% de la population vit dans les zones rurales. Le pouvoir d’achat globalement très faible permet à peine aux ménages de couvrir leurs besoins essentiels. En conséquence, faire payer l’accès aux établissements publics à ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="text-decoration: underline;">INSTAURER LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC </span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">ET RETABLIR LA BOURSE</span></strong></p>
<p>Le Cameroun est un pays pauvre très endetté dont plus de 70% de la population vit dans les zones rurales. Le pouvoir d’achat globalement très faible permet à peine aux ménages de couvrir leurs besoins essentiels. En conséquence, faire payer l’accès aux établissements publics à ces populations, c’est déjà priver leurs enfants de l’éducation à laquelle ils ont droit en vertu de la constitution du Cameroun.</p>
<p>L’Etat a, en effet, le devoir de promouvoir une éducation intégrale de la jeunesse camerounaise pour donner à chaque famille une chance de sortir de la misère et de l’ignorance. Or, sous le gouvernement du renouveau, le maintien des frais de scolarité dans les lycées et les universités d’Etat a eu pour principale conséquence la fermeture de ces ordres d’enseignement aux couches sociales les plus défavorisées pour les ouvrir davantage aux privilégiés qui seuls peuvent payer les frais de scolarité et verser les pots-de-vin aux fonctionnaires de l’administration scolaire et universitaire.</p>
<p>Il est donc urgent que la gratuité de l’enseignement primaire imposée par les bailleurs de fonds internationaux soit généralisée à tous les ordres de l’enseignement public y compris l’enseignement supérieur.  Les établissements publics des régions enclavées des provinces septentrionales et de l’Est Cameroun devraient bénéficier d’une attention particulière. Il s’agirait d’encourager, par diverses mesures d’incitation, les enseignants qualifiés à aller exercer leur profession dans ces localités où les conditions de vie ne sont toujours pas des plus attractives.</p>
<p>Nous proposons enfin une plus grande implication de tous les segments sociaux (entreprises, municipalités, ONG) dans le processus d’encadrement et de formation de la jeunesse camerounaise.</p>
<p>Ce faisant, le problème de l’inadéquation entre la formation et l’emploi pourrait trouver un début de solution.</p>
<p><strong>        Rétablir la bourse universitaire</strong> est aussi une des décisions majeures que nous considérons comme essentielle pour rétablir l’équilibre de l’enseignement supérieur.</p>
<p>Avant 1990 en effet, l’accès à l’enseignement supérieur était gratuit au Cameroun. Une partie des étudiants bénéficiait de la bourse universitaire et l’autre partie d’une aide annuelle. L’objectif recherché par l’Etat était de mettre les étudiants dans les meilleures conditions de confort intellectuel et matériel, gage d’une formation universitaire de qualité.</p>
<p>Cet objectif était largement atteint. L’université de Yaoundé comptait parmi les meilleures de l’Afrique subsaharienne. Puis, vint la crise et avec elle le massacre de l’intelligence par une gestion calamiteuse. Les enseignants de l’université et les chercheurs des différents instituts étaient les premiers à accumuler les arriérés de salaire. Ceux qui osaient dire leur colère étaient régulièrement bastonnés par les agents des forces de l’ordre.</p>
<p>Quant aux étudiants, non seulement ils perdaient la bourse, mais ils assistaient, impuissants, à la suppression de tous les budgets qui servaient à financer les équipements et les œuvres universitaires (logement, bibliothèque, transport, laboratoire, etc.). Et pour couronner le tout, ils étaient désormais astreints aux frais de scolarité allant jusqu’à 100.000FCFA par an. Cette privatisation de fait de l’enseignement supérieur a eu au moins deux effets néfastes :</p>
<ul>
<li>elle a gravement altéré la qualité de la formation dans nos universités. Aujourd’hui, nos diplômes ont beaucoup de mal à faire face à la concurrence sur le marché du travail, en raison d’une formation inadaptée aux besoins des employeurs d’une part et d’une formation dispensée au rabais d’autre part.</li>
<li>elle a ôté aux jeunes issus des classes sociales défavorisées toute chance d’accéder à l’enseignement supérieur. Or, tout le monde sait que c’est grâce à l’appui de l’Etat que certains fils de paysans se retrouvent aujourd’hui dans les hautes sphères de l’appareil de l’Etat et du secteur privé. En l’état actuel, un fils de commerçant est condamné à rester commerçant, et le fils d’un paysan est condamné comme son père à rester paysan.</li>
</ul>
<p>Ce choix opéré par le régime du renouveau est en contradiction avec l’exigence d’un développement durable et harmonieux du pays. Nous pensons que l’Etat doit pouvoir donner les mêmes chances de se former à tous les jeunes Camerounais. Le Cameroun, à l’instar de tous les pays modernes, doit miser sur le génie créateur de sa jeunesse quelle que soit son origine sociale, pour venir à bout des problèmes auxquels il est confronté.</p>
<p>Les jeunes camerounais de nos universités sont capables des mêmes prouesses que leurs compatriotes footballeurs. Nous avons le devoir de les encourager dans leurs spécialités respectives pour pouvoir en récolter les mêmes joies que celles qui nous viennent du football. Le rétablissement de la bourse universitaire et des programmes d’assistance et d’aide à la recherche serait dans ce contexte la preuve de l’encouragement et de l’appui de l’ensemble du peuple camerounais dans cette quête du savoir.</p>
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		<title>PRIER POUR L&#8217;EDUCATION</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 16:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour l'Education]]></category>

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		<description><![CDATA[QUELQUES SUGGESTIONS FONCTION PUBLIQUE: RAMENER LES SALAIRES A LEUR NIVEAU DE 1997. Pendant les 20 premières années de l’indépendance, l’administration camerounaise a impressionné les observateurs les plus avisés des services publics africains par la qualité de ses ressources humaines et sa relative efficacité dans le traitement des dossiers. Elle était considérée à l’époque comme l’une ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>QUELQUES SUGGESTIONS</h3>
<ul>
<li><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">FONCTION PUBLIQUE</span></span></strong>: <strong>RAMENER LES SALAIRES A LEUR NIVEAU DE 1997.</strong></li>
</ul>
<p>Pendant les 20 premières années de l’indépendance, l’administration camerounaise a impressionné les observateurs les plus avisés des services publics africains par la qualité de ses ressources humaines et sa relative efficacité dans le traitement des dossiers. Elle était considérée à l’époque comme l’une des meilleures d’Afrique noire. Le fonctionnaire camerounais, fier de son statut social pouvait envisager sa carrière avec un optimisme certain. Il était assuré d’un salaire décent, d’un logement décent et d’une couverture sociale minimale pour sa famille et lui-même.</p>
<p>Puis vint 1997, et cette phrase assassine du Chef de l’Etat : &laquo;&nbsp;<strong>1997 sera une année difficile</strong>&laquo;&nbsp;. La souffrance des fonctionnaires avait commencé. Les salaires furent réduits de 75%. Le logement administratif disparut et avec lui toute la couverture sociale des serviteurs de l’Etat. Officiellement, il s’agissait de sacrifices que tous les citoyens devaient consentir pour sortir de la crise économique générale qui frappait le pays ; mais il s’agissait surtout d’un choix politique qui consacrait le règne de la débrouille et de la corruption au sein de notre administration publique.</p>
<p>Depuis quelques années, on parle de retour à la croissance économique. Les caisses de l’Etat sont à nouveau pleines. A preuve, l’impressionnant parc de véhicules acquis par l’administration dont le moins cher coûte 56 000 000 FCFA. Mais les fonctionnaires tardent toujours à recouvrer leurs avantages. Les différentes revendications des syndicats de fonctionnaires sont étouffées dans l’œuf.</p>
<p>Pourtant, le relèvement du salaire des fonctionnaires est loin d’être une mesure simplement économique. Il s’agit d’une voie obligée dans la recherche des solutions contre la corruption qui gangrène notre pays. Aucun programme économique n’a de chance de réussir, s’il ne prend en compte l’exigence d’une administration performante et disciplinée.</p>
<p>De même, c’est en améliorant la qualité de son administration que le Cameroun peut devenir la destination privilégiée des investissements étrangers en Afrique Centrale.</p>
<p>Nous pensons qu’un bon fonctionnaire c’est avant tout un fonctionnaire qui n’a pas besoin de tricher avec son travail pour mener une vie sociale décente. Le redressement du salaire des fonctionnaires camerounais est donc aussi <strong>une question de dignité humaine.</strong> Il s’agit de donner au fonctionnaire camerounais, une rétribution à la mesure des efforts qu’il fournit pour faire fonctionner l’Etat.</p>
<p>Enfin, pour l’Etat camerounais, il s’agit d’un devoir d’équité et de justice sociale. Aucune administration africaine n’a pu admettre le type de sacrifice consenti par les fonctionnaires camerounais sans que l’on assiste à une explosion sociale. L’Etat camerounais doit pouvoir récompenser le courage et l’abnégation de ses agents en prenant des mesures qui visent à rétablir leur équilibre social mis à mal pendant les années de crise. Il doit pouvoir introduire le relèvement du salaire des fonctionnaires dans la liste de ses priorités lors des négociations avec les institutions de Bretton Woods.</p>
<ul>
<li><strong><span style="text-decoration: underline;"><span style="text-decoration: underline;">METTRE EN PLACE UN STATUT MINIMAL DE L’ENSEIGNANT</span></span></strong></li>
</ul>
<p>C’est un lieu commun aujourd’hui d’affirmer que le savoir est désormais la nouvelle richesse des nations. Les nations qui investissent le plus dans le secteur éducatif sont celles qui dirigent le monde.</p>
<p>En fait, l’éducation n’est plus simplement un secteur du social pour ne pas dire comme certains, un gouffre à sous. Elle représente aujourd’hui une grande opportunité de création de la valeur ajoutée des Etats. Le développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication est la parfaite illustration de cette nouvelle donne. Ce changement de perspective au niveau international s’accommode mal de la situation de mendicité avancée dans laquelle vivent aujourd’hui les enseignants camerounais, mendicité qui a des effets plus que néfastes sur la qualité de la formation de nos enfants et sur leur niveau d’éducation.</p>
<p>Les enseignants sont en effet avec les paysans, le corps qui aura payé le prix le plus fort de la crise économique des années 90. Dans l’enseignement privé par exemple, certains chefs d’établissements, dans l’incapacité de payer les salaires du corps enseignant, ont dû purement et simplement fermer leurs établissements. Dans quelques établissements publics de Yaoundé et Douala, les disparités dans le traitement des enseignants sont aujourd’hui telles qu’à matières égales et à classes égales, les écarts de salaires vont du simple au triple.</p>
<p>Il faut pouvoir donner à l’enseignant un statut social qui corresponde au rôle que celui-ci joue dans la formation intellectuelle et morale des citoyens camerounais. Il faut que ce statut soit élaboré sur une base équitable pour éviter d’entretenir un système éducatif à plusieurs vitesses. Tous les enseignants, qu’ils soient du public ou du privé doivent justifier d’une même base salariale. C’est un impératif de solidarité qui interpelle non seulement l’Etat mais aussi tous les partenaires de l’éducation au Cameroun.</p>
<p>Il faut pouvoir dépasser le stade actuel des négociations entre le Ministère de l’Education Nationale et les syndicats des enseignants pour faire du statut de l’enseignant camerounais en général un sujet de débat national.</p>
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		<title>PRIER POUR L&#8217;EDUCATION</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Aug 2020 15:31:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[MINISTERE PRIERE CAMEROUN]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Prier pour l'Education]]></category>

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		<description><![CDATA[L’EDUCATION a) LES OBJECTIFS Au Cameroun, les objectifs de l’éducation sont les suivants : cultiver chez l’enfant l’esprit de partenariat, l’amour du travail bien fait, l’effort et la quête de l’excellence ; offrir une éducation mettant l’accent sur les méthodes actives et interactives en vue de favoriser les succès d’un grand nombre et d’éradiquer les redoublements et ...]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>L’EDUCATION</h3>
<h4><a name="_Toc65993364"></a>a) LES OBJECTIFS</h4>
<p>Au Cameroun, les objectifs de l’éducation sont les suivants :</p>
<ul>
<li>cultiver chez l’enfant l’esprit de partenariat, l’amour du travail bien fait, l’effort et la quête de l’excellence ;</li>
<li>offrir une éducation mettant l’accent sur les méthodes actives et interactives en vue de favoriser les succès d’un grand nombre et d’éradiquer les redoublements et les déperditions ;</li>
<li>former l’amour de la patrie, des citoyens cultivés, enracinés dans leur culture, mais ouverts au monde et respectueux de l’intérêt général et du bien commun ;</li>
<li>initier l’enfant à la culture et à la pratique de la démocratie, au respect des droits de l’homme et des libertés, à la tolérance, au combat contre toutes les formes de discrimination, à l’amour de la paix et du dialogue, à la responsabilité civique et à la promotion de l&rsquo;intégration sous-régionale ;</li>
<li>former les jeunes Camerounais de manière à leur permettre de devenir capables de créativité, d’auto-emploi, d’adaptation à l’évolution de la science et de la technologie. Bref, former des Camerounais enracinés dans leur culture et ouverts au reste du monde.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h4><a name="_Toc65993365"></a>b) LES AVANCEES</h4>
<h4><strong> On note entre les années 95–96, et 2000-2001, une amélioration du taux de scolarisation qui est passé de 76,3% à 78,8% ; du taux d’alphabétisme qui a  progressé de 61,5% à 67,7% et du taux de scolarisation des filles qui a gagné 1,1 point (DSRP, P.27).</strong></h4>
<table>
<tbody>
<tr>
<td colspan="3" width="614"><strong><span style="text-decoration: underline;">TABLEAU</span></strong><strong> : Indicateurs clés dans le primaire (%)</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="205"><strong> </strong></td>
<td width="205"><strong>2000</strong></td>
<td width="205"><strong>2001</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="205"><a name="_Toc65901109"></a><a name="_Toc65900386"></a>Taux d’accès</td>
<td width="205">90</td>
<td width="205">95</td>
</tr>
<tr>
<td width="205">Taux de survie fin cycle</td>
<td width="205">43</td>
<td width="205">56</td>
</tr>
<tr>
<td width="205">Taux de redoublement</td>
<td width="205">27</td>
<td width="205">25</td>
</tr>
<tr>
<td width="205"><strong> </strong></td>
<td width="205"></td>
<td width="205"></td>
</tr>
<tr>
<td width="205"><strong><em>Source : MINEDUC<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">*</a></em></strong></td>
<td width="205"></td>
<td width="205"></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>Comme l’indique ce tableau, dans le primaire entre l’année 2000 et 2001, il y a eu augmentation du taux d’accès qui est passé de 90 à 95% suite entre autre à la suppression des frais d’écolage dans le primaire public. Le taux de survie de fin de cycle primaire est passé de 43% à 56%. On note aussi une diminution du taux de redoublement (27 à 25%).</p>
<p>Des initiatives sont tout de même entreprises. La loi d’orientation sur l’éducation en 1998 définit la politique de l’éducation au Cameroun. En février 2000, le gouvernement a décidé de supprimer les frais de scolarité exigibles pour l’enseignement primaire. La politique du livre scolaire est revue. Il n’y a plus de monopole. Un comité indépendant choisit les manuels scolaires. Les écoles normales ont été réouvertes après plusieurs années de fermeture et les recrutements d’enseignants ont repris. Cependant, plus d’efforts sont attendus en ce qui concerne le suivi et la gestion objective de ces nouvelles données.</p>
<p>Le secteur éducatif sera l’un des bénéficiaires de l’initiative PPTE pour atteindre trois objectifs à savoir :</p>
<ul>
<li>accroître l’offre d’éducation de base par la construction et l’équipement des infrastructures scolaires, le recrutement des enseignants, l’augmentation et le renforcement des structures d’alphabétisation ;</li>
<li>améliorer la qualité de l’éducation de base à travers une formation initiale et continue des enseignants, la refonte des programmes scolaires, la fourniture des manuels scolaires et matériels didactiques ;</li>
<li>élaborer la carte scolaire à travers la mise en place d’un système efficace de collecte et de traitement des données statistiques.</li>
</ul>
<h4><a name="_Toc65993366"></a>c)  LES DIFFICULTES DE MISE EN ŒUVRE</h4>
<p>Le Ministère de l’Education nationale (MINEDUC) est confronté à d’énormes difficultés en ce qui concerne la mise en œuvre de ces objectifs.</p>
<p>Dans l’éducation, seulement un enfant sur deux achève le cycle primaire à cause d’un taux de redoublement élevé de 25% en moyenne. 60% de ceux qui achèvent le primaire réussissent la transition vers le secondaire. D’où le faible taux de « survie dont de transition ».</p>
<p>S’agissant par exemple de la lutte contre l’exclusion scolaire, certaines facilités sont accordées pour l’éducation spécialisée et pour l’intégration scolaire. Ce sont la dispense d’âge et l’aide accordée aux élèves handicapés ou aux fils de parents handicapés et indigents. Un jury spécial est aussi prévu pour les candidats sourds, muets, aveugles aux examens officiels.</p>
<p>Pour lutter contre les inégalités d’origine géographiques, le MINEDUC planifie la répartition des enseignants sur l’ensemble du territoire. Mais les zones enclavées (Est, Nkam) ou aux conditions climatiques pénibles (Extrême-Nord) sont désertées par les enseignants.</p>
<p>L’éradication des obstacles à l’éducation des filles n’est pas facile à cause des clichés socio-culturels. Les mesures du MINEDUC visent une plus grande participation des femmes au développement économique et l’éradication des obstacles religieux néfastes au développement socio-culturel à travers la sensibilisation des dignitaires religieux. Un projet a entre autre été initié entre le MINEDUC et l’UNICEF dans ce sens. Il vise la suppression des préjugés contre les filles dans les manuels scolaires.</p>
<p>Enfin, la professionnalisation de l’éducation n’est pas évidente non plus. Il s’agit de reformuler les programmes scolaires pour mieux les adapter au marché de l’emploi et aux besoins socio-économiques des Camerounais.</p>
<p>En clair, mettre en œuvre la politique de l’éducation est une opération qui relève du difficile voire de l’impossible eu égard à la faiblesse du budget consacré à ce département ministériel par rapport à ses besoins. De nombreux maux minent la politique de l’éducation. Ce sont : l’analphabétisation :</p>
<p>seul 63,4 % de la population est lettré.</p>
<p>L’analphabétisme chez les femmes est particulièrement accentué au Nord et à l’Extrême-nord (59,9% et 66 ,9%). La proportion des femmes dans la même région est respectivement de 81,5% et de 87%. En général, le niveau d’instruction des femmes est bas par rapport à celui des hommes. Par exemple, 50% d’hommes de plus de 15 ans n’ont pas dépassé le primaire sur l’ensemble du territoire national, cependant en ce qui concerne les femmes, ce taux est de 60%.</p>
<p>&#8211;  La baisse des effectifs : en 1990/1991, 93771 enfants étaient inscrits dans les écoles maternelles et en 94/95, ils étaient 91242. Ce recul à l’heure de la poussée démographique signifie non seulement une baisse de la demande, mais aussi une déscolarisation des enfants déjà inscrits. Ce phénomène peut s’expliquer par la baisse du pouvoir d’achat des ménages. On retarde l’âge à la première inscription des enfants ou on opère la sélection des enfants à inscrire. Dans ce dernier cas, la préférence va aux garçons. A côté de ce paramètre d’ordre économique, on note la montée grandissante du sentiment de l’inutilité de l’école. L’école est perçue comme un lieu de fabrication des chômeurs.</p>
<p>Mais il faut noter que l’enseignement primaire dans le secteur public est officiellement gratuit, quoique les parents d’élèves soient toujours astreints à certaines charges imposées par les APE. Cette mesure a néanmoins favorisé une hausse de la scolarisation. C’est ainsi que la population scolarisable est passée de 3.403.000 en 1996 à 3.674.000 en 2000. Du fait des grèves des années 90, beaucoup de parents se sont tournés vers le secteur privé. D’ailleurs, les meilleurs enseignants du public, découragés par leur salaire de misère, font la &laquo;&nbsp;coopération&nbsp;&raquo; dans le privé où ils sont mieux payés. Ce qui rend onéreux la pension dans ce dernier secteur.</p>
<p>Le taux d’encadrement de l’enseignement primaire est insuffisant : 63%. L’insuffisance du manuel scolaire et du matériel didactique handicape davantage l’efficacité du système éducatif dans le primaire. A l’exception des manuels de français et de mathématiques possédés par 7/10 élèves, les autres manuels le sont par 3/10. Un maître sur 2 possède un guide en Français, 3/10 celui de mathématiques et 1/10 celui de sciences.</p>
<p>Il faut aussi faire ressortir que l’efficacité du système éducatif est faible. Le taux de déperdition scolaire est de 42%. Parmi les causes de cette faiblesse, on peut citer les procédures d’évaluation inappropriées, les mauvaises conditions d’enseignement et d’apprentissage, le système de santé scolaire défaillant, l’absentéisme des enseignants du public qui sont très souvent en grève.</p>
<p>En effet, le principe adopté après l’opération 20/20 qui consistait à donner 20/20 à tous les élèves indépendamment de leur évaluation effective, est le service minimum. Il s’agit pour les enseignants d’évaluer au minimum, c’est-à-dire de ne plus s’épuiser à la tâche de peur de tomber malade et de ne pas avoir les moyens financiers pour se faire soigner. C’est ce qui explique leur absentéisme fréquent à l’école. De plus, les enseignants fraîchement sortis de l’école mettent environ deux ans avant de pouvoir percevoir effectivement leurs salaires et ceci après maintes tracasseries administratives. Peut-on enseigner quand on n’a pas de quoi se nourrir ? Le mauvais traitement salarial des enseignants est notoire. Certes des efforts ont été entrepris avec l’élaboration du statut de l’enseignant ; ce statut revalorise le salaire des enseignants et présente un profil de carrière. Cependant le texte d’application est toujours attendu. Ces efforts demeurent insignifiants lorsqu’on considère la pénurie des manuels scolaires et matériels didactiques, l’absence d’une politique de formation continue des enseignants. A cause de l’enclavement de certaines régions telles que l’Extrême-Nord ou l’Est, certaines affectations sont perçues comme de véritables sanctions. Pour les enseignants comme les autres fonctionnaires, tous les moyens sont bons (corruption) pour influencer une affectation hors de ces zones. Très généralement, les intéressés ne se rendent même pas dans la zone enclavée pour prendre fonction. C’est ce qui explique le fort taux de déperdition scolaire enregistré dans les zones enclavées. Le problème des affectations se pose avec acuité.</p>
<p>Le gouvernement a lui aussi entrepris une politique d’affectation disciplinaire pour anéantir les effets des grèves initiées par le Syndicat national des Enseignants du Secondaire (SNAES). Les enseignants en grève sont affectés dans leurs fiefs tribaux. L’idée est que s’ils grèvent, ce sont leurs &laquo;&nbsp;propres frères et enfants&nbsp;&raquo; qui seront pénalisés. Les conditions de scolarité et de travail des enseignants tant dans les zones urbaines que rurales sont difficiles. Les effectifs sont pléthoriques. On constate l’absence des éléments fondamentaux pour un enseignement adéquat (eau courante, électricité, sanitaires, ateliers et laboratoire).</p>
<p>Près de la moitié des enseignants sont sous-qualifiés dans le secondaire du fait de la formation initiale défaillante ou de la formation continue insuffisante. On constate également la faiblesse du système de formation pédagogique : manque de formation des cadres de supervision, insuffisance quantitative de ces derniers, faible mobilité des superviseurs par manque de logistique.</p>
<p>La démotivation des enseignants est amplifiée par le manque d’homogénéité dans leur statut : les uns sont titulaires et à emploi permanent et les autres à emploi précaire et rémunérés à un taux nettement plus bas.</p>
<p>L’absence de commodité élémentaire (eau potable, électricité, latrines, salle d’informatique,…) et les conditions de santé précaires constituent un frein à l’efficacité du système éducatif. S’agissant particulièrement des conditions  de santé en milieu scolaire, on note l’absence d’une politique efficace de protection de la santé des élèves : pas d’infirmerie ou très peu, absence de médicaments de base, de mesure de contrôle des aliments vendus au sein des établissements. Lorsqu’on y ajoute les effets de la pandémie du VIH/SIDA, on peut dire que l’élève camerounais est mal parti.</p>
<p>On assiste au final à la clochardisation de l’enseignant. Depuis la réduction de 60% des salaires effectuée en 1993, les enseignants sont démotivés et préfèrent s’investir dans le privé au travers des vacations ou des répétitions de cours.</p>
<p>L’école, définie au Cameroun comme laïque, devient un milieu de plus en plus violent. Le manque de moralité y est la règle. Des fléaux tels que la tricherie, les relations filles/professeurs entraînant l’obtention des « notes sexuellement transmissibles », l’achat des places pour entrer au lycée, le trafic des notes, font partie du quotidien des établissements au Cameroun.</p>
<p>Prier pour que les objectifs et les stratégies définis par l’Etat soient atteints et que l’enseignement de la Bible dans les établissements maternels, primaires, secondaires, universitaires et professionnels devienne une réalité.</p>
<p>notons que les sources des données en 2000 et 2001 différent. En 2000, il s’agit des données de l’enquête 99/00 auprès des Directions Régionales de l’Education tandis qu’en 2001 il s’agit du recensement exhaustif de tous les établissements scolaires.</p>
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